mardi 24 mai 2011

Istanbul la magnifique

 Magnifique, le mot est faible. Il faudrait ajouter somptueuse, colorée, cosmopolite, chaleureuse, tentaculaire, moderne, historique et culturelle. J'en passe et des meilleurs.

Garden House Hotel
 C'est donc en ce lundi 16 mai 2011 que j'embarque en fin de matinée en direction d'Istanbul, avec ma mère, sans réellement trop savoir à quoi m'attendre quant à cette ville dont on m'a dit tant de bien à propos de son ambiance et de ses habitants (que l'on appelle stambouliotes). Après une escale à Zurich, nous atterrissons à l'aéroport d'Atatürk à une vingtaine de kilomètres du quartier de Sultanahmet où nous avions réservé notre hôtel pour trois nuits, le Garden house Hotel. Idéalement situé dans le quartier historique de la ville, à deux pas de la place de l'ancien l'hippodrome, de la Mosquée Bleue et de la basilique Sainte-Sophie, l'hôtel propose des services de qualité, des chambres avec salle de bain très propres et un petit déjeuner (sous forme de buffet sucré/salé) on ne peut plus copieux.

 En sortant de l'aéroport, nous montons dans un taxi, non sans une petite appréhension (les guides de voyage conseillent tous de se méfier des chauffeurs de taxi peu scrupuleux qui n'enclenchent pas leur compteur et qui vous demandent à l'arrivée une somme exorbitante). Le chauffeur s’avérera être très honnête et même plutôt sympathique, nous offrant une description des quartiers traversés dans un anglais sommaire. Ce dernier point est d'ailleurs très appréciable à Istanbul, tout le monde fait un effort pour communiquer, même sommairement, en anglais. Si on a de la chance, on a même le droit à quelques mots en français ("Oh la la, Bon appetit, etc...). Le contact avec la population est donc très facile, à condition de parler quelques mots d'anglais.

La Mosquée Bleue
 Nous déposons nos affaires dans notre chambre, il est 18 heures, on a encore quelques petites heures de jour pour se faire une première impression de la ville et commencer à s'imprégner de son atmosphère. En quelques minutes nous nous retrouvons sur la place de l'ancien hippodrome, les six minarets de la Mosqueé Bleue se dressant à notre droite. Nous continuons sur quelques dizaines de mètres et la Basilique Sainte-Sophie (seulement quatre minarets pour elle) apparaît. Le spectacle est aussi grandiose qu'irréel, le ciel sans nuages et la lumière du soir aidant grandement. Nous passons quelques instants sur la place entre les deux monuments sans trop savoir où regarder tant il y a de choses à voir. Nous continuons à marcher vers le palais de Topkapi au bout de la pointe du Serail, avant de faire demi-tour, nous reviendrons plus tard.


La Basilique Sainte Sophie

 C'est pas le tout mais c'est l'heure de l'apéro, on l'a bien mérité. Je repère un bar restaurant perché sur le toit d'un hôtel à proximité, le Seven Hills. Un ascenseur nous amène au dernier étage, et nous nous installons à une table, vue sur la mosquée, la basilique et le Bosphore inclus. Le cadre est incroyable, les mouettes volent dans la lumière du soleil couchant, c'est un moment unique, inoubliable. Nous passons une petite heure à profiter de l'instant en buvant notre bière (en Turquie, la bière c'est l'Efes Pilsen). Pour nos premiers instants dans la ville,c'est plutôt réussi.

Sur le toit du Seven Hills

Grillades turques
 Nous redescendons sur terre pour chercher un resto. A l'hôtel, on nous avait conseillé d'aller manger le long de la ligne de tramway, sur Divanyolu Caddesi, ancienne rue principale de la capitale byzantine. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a le choix ! En effet, des dizaines de restaurants se font face dans chaque petite rue perpendiculaire à l'axe du tramway. Nous choisissons donc au feeling et nous asseyons à la terrasse du Divane Restaurant & Café. La cuisine typique turque est évidemment à l'honneur, nous dégustons les spécialités de crudités en entrée et plat de grillades pour deux personnes, tout simplement délicieux. Même les petits chats des rues auront le droit à leur bout de viande très apprécié. Les serveurs sont tous plus aimables les uns que les autres, ce qui n'enlève rien au charme du repas.

La Mosquée Bleue "by night"
 Une fois rassasiés, nous remontons la petite rue du restaurant et nous tombons par hasard sur un petit bar à narguilé, avec une terrasse typique, poufs et banquettes autour de petites tables basses. Nous décidons de nous y installer afin de savourer un délicieux thé à la pomme pour ma mère, une dernière bière et un narguilé pour moi. La température extérieure est idéale, nous restons près d'une heure dans cette ambiance féerique. Il  se fait tard, nous reprenons la direction de notre hôtel à une dizaine de minutes de là, en profitant de la petite marche pour admirer les minarets de la Mosquée Bleue éclairés, tels des flèches dans la nuit. Nous nous endormirons en quelques minutes, la tête déjà remplie de belles images...

La Mosquée Bleue
 Le lendemain matin après un bon petit déjeuner, direction la Mosquée Bleue pour  la visiter. Ce qui est appréciable, c'est que l'on peut entrer gratuitement dans les lieux de culte à Istanbul en dehors des heures de prière. Nous pénétrons donc par l'arrière dans la mosquée (entrée réservée aux non-musulmans) en prenant bien soin d'enlever nos chaussures. L'intérieur est magnifique, les murs sont recouverts de motifs colorés, ainsi que le plafond. Des lampes aux allures de chandeliers pendent du plafond jusqu'au dessus de nos têtes et la lumière du jour pénètre par quelques vitraux discrets. C'est vraiment un lieu magnifique, très calme, empli de sérénité, bien loin de l'austérité des églises de chez nous.

La Mosquée Bleue

 Nous nous rechaussons et prenons la direction de la Basilique Sainte-Sophie, juste en face de la Mosquée Bleue. Cette fois ci l'entrée est payante (20 TL, un petit peu moins de 10€ par personne) et il y a un petit peu de queue...mais on peut dire que ça vaut largement le coup ! L'intérieur est certes en moins bon état que dans la Mosquée Bleue, mais les volumes sont vraiment impressionnants et la lumière juste magnifique. On peut également accéder à un étage qui offre une vue plongeante sur tout l'édifice. C'est vraiment un endroit très impressionnant.

Sainte-Sophie

Sainte-Sophie

 Vous avez pu remarquer que j'élude grandement toute la partie historique, car je vous avoue que ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus...toutefois je vous renvoie aux pages wikipedia consacrées à ces deux monuments, ici pour la Mosquée Bleue et ici pour la Basilique Sainte-Sophie.

 Ensuite, nous profitons de nous trouver dans le quartier historique pour visiter la Citerne Basilique, gigantesque citerne souterraine datant de l'époque de Constantinople (construite en 532). Le lieu est littéralement époustouflant de par sa taille et de son éclairage. En effet, chacune des 336 colonnes qui la composent sont éclairés par le bas d'une légère lumière orangée...c'est irréel de s'y balader. En plus il y fait plutôt frais, c'est agréable quand il fait très chaud à l'extérieur. Autre détail surprenant, de nombreuses carpes nagent dans l'eau de la citerne...à se demander comment elles sont arrivées là ! Dernière anecdote, des scènes du James Bond "Bons baisers de Russie" y ont été tournées.

Citerne Basilique

Entrée du Grand Bazar
 Retour dans la chaleur et direction le quartier du Grand Bazar, autre lieu incontournable d'Istanbul. Ce bazar est l'un des plus grand du monde et ne compte pas moins de, accrochez-vous, 4000 boutiques réparties sur 58 rues intérieures. Autant dire qu'il va falloir choisir pour le shopping ! Et c'est dans un lieu incroyablement coloré et animé que nous pénétrons. Les boutiques de bijoux, de carrelage, de faillance et autres porcelaines, de chaussures, de narguilés et de souvenirs en tous genres se succèdent le long de ces interminables allées. C'est comme un bond dans le temps, une ville dans la ville. La plupart des échoppes ne font pas plus de quelques mètres carré, et sont pourtant remplies à raz bord de toutes sortes d'objets typiques et folkloriques. J'allais oublier les fameuses lampes turques qui brillent sur toutes les devantures et qui donnent au lieu une ambiance des milles et unes nuits...car oui, s'il y a un lieu qui reflète au mieux le mélange de cultures qui fait d'Istanbul une ville à la croisée des mondes, c'est bien le grand bazar. Et le plus incroyable, c'est qu'on se sent bien dans ce bazar où tout semble se passer dans la plus grande ses sérénités.

Grand Bazar

 Après avoir acheté quelques petits souvenirs, direction le Bazar Egyptien aussi appelé Bazar aux épices dans le quartier d'Eminönü, au nord de Sultanahmet. C'est le deuxième marché couvert de la ville où l'on peut acheter toutes sortes d'épices, de thés et autres "Turkish Delights", loukoums et nougats colorés. J'y achèterai un assortiment des plus odorantes épices et préparations à base de thé.

Bazar Egyptien

 Il est près de 15h, il est temps de gouter aux kebabs qui se dégustent à chaque coin de rue. C'est simple, le kebab turc n'a tout simplement pas le même goût que celui que l'on peut trouver en France. C'est tout bonnement meilleur, juste délicieux. La viande est si bonne qu'elle se mange sans sauce, juste accompagnée de quelques crudités.


Face à Beyoglü
 Après notre passage dans les bazars, nous avons évidemment les bras chargés et décidons donc de faire une petit passage par l'hôtel avant de poursuivre notre exploration de la ville. Nos lourds sacs déposés dans la chambre, nous reprenons la direction du quartier d'Eminönü pour une balade le long de la Corne d'Or où se succèdent les vendeurs de poissons frits et de moules farcies au riz (à ne surtout pas tester selon les guides, sous peine d'une belle intoxication alimentaire...). Nous embarquons ici sur un bateaux pour une balade de plus d'une heure sur le Bosphore, détroit reliant la mer de Marmara à la mer Noire. Un vent froid nous empêche de rester sur le pont supérieur, heureusement le pont inférieur est couvert, nous y dégustons un thé à la pomme tout en contemplant les deux rives, orientale et occidentale qui bordent le détroit.

Au loin, la mosquée de Soliman le Magnifique

 Retour à bon port après cette très belle mini-croisière, nous prenons place juste en dessous du pont de Galata où se succèdent bars et restaurants pour un apéro face au soleil couchant et à la mosquée de Soliman le Magnifique.

La rive d'Eminönü

Omar Restaurant
 Nous décidons de retourner dans Sultanahmet pour manger au "Omar Restaurant", sur les conseils de l'un de nos guides (Un grand Weekend à Istanbul, éditions Hachette). Très belle ambiance dans ce tout petit restaurant où pendent des dizaines de lampes accrochées au plafond. En entrée, une spécialité stanbouliote, des feuilles de vigne farcies au riz et à l'huile d'olive, juste un régal. Puis mix de grillade pour moi et du saumon pour ma mère, encore un délice. Le ciel s'est couvert et la température a chuté, mais cela ne nous empêchera pas de savourer un narguilé à la terrasse d'un café à deux pas de notre hôtel, avant d'aller se coucher pour une bonne nuit à nouveau bien méritée.

La tour de Galata
 Le lendemain matin après une nuit agitée pour cause de panne de clim, c'est reparti pour une journée de découverte. Le ciel est couvert, mais c'est pas ça qui va nous arrêter ! Le programme pour ce matin : visite du quartier de Beyoglu, présenté dans les guides comme étant le quartier le plus animé de la ville. On monte dans le tram au bout de la place de l'hippodrome (on a trop marché la veille, les jambes commencent à souffrir !) et nous descendons de l'autre côté du pont de Galata, dans le fameux quartier de Beyoglu, bâti sur une petit colline. Gros feignants, nous prenons le téléphérique pour grimper la côte et ainsi arriver à la tour de Galata dont le balcon d'observation d'élève à plus de 50 mètres au dessus du niveau de la mer. Heureusement, il y a un ascenseur ! La vue est impressionnante et offre un panorama complet sur la ville, le Bosphore et la Corne d'Or. La tour de Galata abrite également un restaurant panoramique et une discothèque. Pour l'un comme pour l'autre, il est trop tôt.

Turkish Delights
 De retour sur terre, direction Istiklal Caddesi, LA rue commerçante du quartier, en passant par Galip Dede Caddesi, la rue des instruments de musique (si vous voulez acheter un Saz, c'est ici). Istiklal Caddesi est une immense rue où l'on peut trouver toutes les grandes enseignes telles Lacoste, Nike ou Addidas. Pour le shopping c'est ici que ça se passe, mais le quartier n'offre finalement pas beaucoup d'autres intérêts. Ici c'est la ville moderne avec beaucoup moins de charme que la ville historique, ce qui est normal finalement. Nous arpentons donc la rue principale, achetons quelques "Turkish Delights" et faisons demi-tour pour redescendre sur la rive de la Corne d'Or et se balader dans le petit marché aux poissons tout en dégustant un petit Kebab.

Marché aux poissons

Rue Cap Ariz
 Nous retournons à l'hôtel déposer nos patisseries, non sans en goûter quelques unes et décidons d'aller nous balader dans le quartier typique de Kumkapi, habité par des familles modestes de pêcheurs et surtout célèbre pour la rue Cap Ariz et sa soixantaine de tavernes qui se font face et proposent de déguster les poissons tout juste pêchés et que l'on peut également acheter (et déguster) au marché aux poissons situé un peu plus bas au bord de la mer de Marmara.

Mosquée de Soliman le Magnifique
 Nous continuons la balade en remontant vers le quartier du Grand Bazar, direction la mosquée de Soliman le Magnifique en passant par la très belle place de l'Université d'Istanbul. Nous arrivons au niveau de la mosquée de Soliman vers 17h, heure de la prière. Nous devons attendre une petite demi-heure avant de pouvoir y pénétrer et admirer l'incroyable travail de restauration qui s'est achevé l'an dernier. Tout a été restauré, intérieur comme extérieur, c'est vraiment impressionnant. Les couleurs des motifs intérieurs sont éblouissantes, c'est encore une fois grandiose.

Tandir
Tandir
 Nous reprenons la direction de Sultanahmet et prenons place en terrace du "Pasha Restaurant", restaurant servant de la cuisine typique, dans le même esprit que le Divane dans lequel nous avions mangé le tout premier soir. Après un petit apéro à base de Efes Pilsen, notre choix du soir se porte sur une des spécialité d'Istanbul, le "tandir", un pot de terre fermé dans lequel cuit à l'étouffé durant une heure de l'agneau accompagné de légumes. Le pot nous est apporté dans un plat enflammé et brisé sous nos yeux, libérant sont contenu on ne peut plus savoureux ! C'est juste un régal ! Avant de rentrer à l'hôtel, petite halte dans un ultime bar à narguilé où nous dégusterons à nouveau, en plus de la pipe à eau, de délicieux thés à la pomme. Sur le chemin de notre chambre, nous nous attardons de longues minutes pour contempler une dernière fois la mosquée Bleue et la basilique Sainte-Sophie de nuit, pour être bien surs que ces images nous resteront en tête un bon moment.

Sainte-Sophie
Mosquée Bleue

Vue sur le Bosphore
 Le lendemain matin, nous rangeons nos affaires et déposons nos affaires à la réception. Notre vol est a 17h50, nous réservons donc une navette pour nous amener à l'aéroport pour 15h30. Cela nous laisse donc 6 bonnes heures pour profiter une dernière fois de la ville. Nous prenons la direction du Palais de Topkapi au bout de la pointe du Sérail. Nous y passerons deux bonnes heures à déambuler dans les différentes cours construites par les différents sultans au cours de l'histoire. L'intérêt de l'endroit est nettement plus historique qu'esthétique mais ça vaut tout de même le coup d'oeil, rien que pour la vue sur le Bosphore au bout du palais.









 En sortant du palais, je goûte enfin au fameux café turc, pas vraiment délicieux mais bon, c'est typique, il falait l'avoir goûté ! C'est entre le goût du café et celui du chocolat, sans vraiment avoir le goût ni de l'un ni de l'autre...bref, je fais passer ce goût avec un très bon kebab, et nous retournons dans le Grand Bazar afin d'un passer nos derniers instants en Turquie. Nous en profitons pour y effectuer nos derniers achats, thé à la pomme et tabac à Narguilé, et nous retournons à l'hôtel prendre notre navette, direction l'aéroport.

 Pour conclure, je dirais qu'Istanbul est vraiment une ville à part, une ville qui a su se forger une identité en puisant dans les différentes cultures qui s'y sont succédées en réussissant à les faire cohabiter. La tolérance et la mixité semblent évidents et la chaleur humaine y est omniprésente. Et puis c'est tout simplement beau, magnifique, exotique et dépaysant, mais malgré tout, on se sent tout de même un petit peu chez soi. Istanbul est comme une réponse à toutes les idées reçues que notre société nous impose sur l'orient sur notre incapacité à faire cohabiter les cultures et les croyances. Bien évidemment, ce n'est sans doute pas à généraliser l'ensemble de la Turquie mais tout de même, c'est encourageant.

Istanbul

 En tout cas une chose est certaine, je retournerai à Istanbul.

dimanche 15 mai 2011

City Lights, des vidéos américaines.

 Une fois n'est pas coutume, je décide aujourd'hui de vous faire découvrir des vidéos quelque peu différentes de celles que je poste habituellement. Toujours sous la forme d'un triptyque, je vous propose trois portraits de villes américaines, Los Angeles, San Francisco et New York, filmés par trois artistes différents. Trois villes, trois regards, trois ambiances...

 Commençons par Los Angeles avec une vidéo qui se nomme Hollywood, réalisée par Matthew Brown. Un montage très soigné et une musique prenante...envoutant...

HOLLYWOOD from Matthew Brown on Vimeo.

 Restons sur la côte ouest avec Timelapse : San Francisco, une vidéo réalisée par Adonis Pulatus, tout en Timelapse. Une chose est sure, ça donne envie d'y aller.

Timelapse: San Francisco from Adonis Pulatus on Vimeo.

 Last but not least, direction la côte est avec une vidéo de Tim Hahne tournée à New York : The Beat of New York. C'est beau et ça reflète formidablement bien l'atmosphère de la ville.

THE BEAT OF NEW YORK from tim hahne on Vimeo.

 Je pars à Istanbul jusqu'à Jeudi, je ne manquerai pas à mon retour de publier un article sur la ville, ainsi que mes plus belles photos ! Et bien sur, le 6ème jour de nos aventures australiennes ! En attendant, profitez bien de ces nouvelles vidéos !

vendredi 13 mai 2011

Road Trip en Australie 2010 - Jour 5, Glendambo

 Lundi 19 avril :

 Hier soir diner dans le seul endroit allumé de la ville, 1 assiète de Mix Grill chacun et plus faim du tout ! Dépert le matin à 8h, direction Port Augusta où on s'arrête pour acheter des CD et boire un bon milkshake, puis direction le bush ! On massacre une bonne certaine de sauterelles qui viennent s'écraser sur notre pare-brise !
 Arrêt au Hart Lake, lac salé magnifique ! Dès que l'on sort, des dizaines de mouches viennent se poser sur nous, c'est très désagréable !
 On reprend la route pour enfin d'arrêter à Glendambo en plein désert : rien à moins de 116 km ! On pose le van sur son emplacement et le temps de sortir du van, on est attaqués par des mouches...et des moustiques ! Direction la station essence pour acheter du répulsif et des petits filets pour se protéger la tête. Ce soir, on va surement passer la soirée au bar et se coucher tôt !


 Nous nous réveillons donc dans notre petit van dans le camping de Port Wakefield. On prend notre petit déjeuner sous le haillon du van  parce que malgré le soleil, il pleut. L'averse ne dure pas bien longtemps et le soleil s'installe pour a journée !

 Et nous sommes repartis sur la route, avec pour objectif d'atteindre Coober Pedy le lendemain à 749 km de là. Il faut donc que l'on s'en rapproche un maximum aujourd'hui afin d'y arriver demain dans la matinée et ainsi profiter un maximum de la ville, capitale mondiale de l'opale et également connue pour ses habitations troglodytes. La mission du jour est donc de partir vers le nord pour pénétrer dans le bush en suivant la fameuse Stuart Highway, véritable Route 66 australienne qui relie Adélaïde à Darwin en passant par Alice Springs, unique grande ville du centre australien. C'est l'unique route qui permet de relier le Sud au Nord en passant par le centre désertique, ce qui représente exactement 2834 km. Ca donne envie non ?

 Première étape de la journée : Port Augusta et ses 13900 habitants, à 210 km de Port Wakefield. La ville est située à l'extrémité nord du golfe Spencer, ce sera donc la dernière occasion pour nous de voir la mer avant un bon moment.


On the road to Port Augusta
 Au fur et à mesure que nous approchons de Port Augusta, le paysage commence lentement mais surement à changer et à s'assécher, on sent que le bush n'est plus très loin ! Et il est vrai qu'il nous tarde de pénétrer dans ce bush qui nous fait rêver depuis plusieurs mois maintenant ! On va enfin pouvoir vérifier par nous même si la terre du désert australien est aussi rouge qu'il parait ! On arrive en fin de matinée à Port Augusta. L'endroit étant un point de passage obligé pour tous les backpackers voulant tenter l'expérience du bush, on y voit de nombreux vans garés, prêts à affronter le désert (oui je sais j'en fais des tonnes...). Nous profitons donc de nous trouver dans la dernière "grande" ville avant le bush pour faire des réserves d'eau, de glace et de nourriture.


 C'est également ici à Port Augusta que nous achetons les deux CD qui nous tiendront compagnie durant le reste de notre trip. En effet, dans le descriptif de notre van qu'on avait lu sur internet, il était précisé que seul un lecteur de cassettes était présent dans le van. Nous avions donc apporté avec nous quelques cassettes audio que j'avais réussi à emprunter à mon père (l'intégrale des Beatles donc). Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons découvert que le van était en fait équipé d'un lecteur CD ! Nous n'avions évidemment pas apporté le moindre CD.

 La radio c'est sympa, mais dans le désert, ça capte pas. C'est donc pour ça que nous avons décidé d'investir dans un petit peu de musique pour nous accompagner dans le bush. Nous avons acheté deux albums : Ocean Eyes de Owl City et l'excellentissime Cream of Country vol.13 (DVD inclus avec tous les clips s'il vous plaît !) qui deviendront la bande originale de notre voyage ! Soyons honnêtes, autant Ocean Eyes est un CD très sympa, autant Cream of Country vol.13 c'est très mauvais. Mais bon, quand on a que ça à écouter, on finit pas l'apprécier et à même connaître les paroles par cœur (et oui...). Cuz I'm a coutry boy, I got a 4 weel drive...c'est donc sur ces paroles de cowboy que nous entrons dans le bush après avoir dégusté un délicieux milk shake dans un petit café fort sympathique sur Main Street. Je ne me rappelle plus du nom de l'endroit mais si ça en intéresse certains, il était en vente.

 Nous sommes donc fin prêts pour nous enfoncer dans le bush tant attendu ! On tourne un peu avant de trouver la route (et oui, on s'attendait peut être à tomber sur un panneau nous indiquant la direction du bush...) et c'est parti ! En quelques centaines de mètres, on passe de la ville au désert, c'est radical, on passe vraiment du tout au tout en l'espace de quelques minutes ! Au bout de quelques kilomètres on se retrouve dans un véritable nuage de sauterelles (de taille franchement respectable) qui s'explosent littéralement sur notre pare-brise...c'en est presque flippant ! Heureusement, le carnage ne dure pas longtemps, on va dire que c'est comme ça que le bush nous souhaite la bienvenue ! C'est une cérémonie d'ouverture haute en couleur !

The australian Bush
 Nous voilà donc pour de bon dans le désert, le paysage est grandiose on ne croise quasiment aucune voiture, c'est vraiment un changement radical. Nous roulons deux bonnes heures pour parcourir les 200 km qui nous séparent de Woomera et du Lake Hart, l'un des nombreux lacs de sel qui se succèdent le long de la route. Nous nous arrêtons sur le bord de la route et nous marchons jusqu'au bord du lac qui nous offre un paysage aussi lunaire qu’époustouflant. Les différents lacs salés se trouvant dans le désert australien sont en fait les derniers vestiges de l'océan intérieur qui se trouvait là il y a fort fort longtemps!

Lake Hart

 C'est ici que nous faisons pour la première fois connaissance avec les fameuses mouches du bush (bush flies). Et c'est vraiment une rencontre qu'on ne peut oublier. En effet, les mouches sont vraiment partout dans le bush, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles forment une très très grande famille. Le pire c'est qu'elles ont l'air de nous aimer, tellement qu'elles essayent d'explorer nos oreilles, notre nez, notre bouche...au début c'est vraiment très désagréable. Non pas que ça devienne appréciable au bout d'un moment, mais on finit par se faire une raison. Et c'est l'occasion de pratiquer l'Aussie Salute qui consiste tout simplement à faire des mouvements de va et viens devant son visage pour éviter que les mouches ne s'y posent. Et à part se recouvrir la tête à l'aide d'un filet, il n'y a aucune autre solution contre les mouches. Il faut s'y faire quoi...

 La journée est déjà bien entamée, nous décidons donc de pousser jusqu'au village de Glendambo à environ 120 km de là. Nous ne serons ainsi plus qu'à 254 km de Coober Pedy, très faisable en une matinée. Nous arrivons donc à Glendambo et nous sommes accueillis par un panneau comportant les indications suivantes : Welcome to Glendambo, elevation 150m, sheep 22.500, flies 2.000.000aprox, humans 30. Et le pire c'est que c'est vrai.

 Nous garons donc notre van sur l'emplacement de notre choix (on était tout simplement les seuls, donc on avait le choix de l'emplacement). A peine sortis du van, nos amies les mouches nous souhaitent activement la bienvenue, ainsi que leurs collègues les moustiques qui viennent de se réveiller d'une bonne journée de sommeil, bien à même de goûter notre sang frais de français, une saveur rare dans ces contrées. Nous courrons donc jusqu'à la station essence tenue par 2 personnes (soit 6,66% de la population locale pour  acheter du répulsif sous forme de déo bille dont on se badigeonnera tout le corps jour après jour, sans grand succès...c'est donc avec déjà pas mal de boutons qui grattent qu'on va se doucher en bravant les nuées d'insectes plantées devant la lampe des sanitaires. C'est très clair, il va falloir prendre sur soi pour tout ce qui concerne les insectes en tous genre. Le problème c'est qu'en Australie, ils ont la facheuse habitude d'être disproportionnés. Qu'à cela ne tienne, on est dans le bush, on va y rester un petit moment, on va y arriver !

Alone in Glendambo
 Tout beaux tout propres, on se dépêche de rejoindre le bar restaurant du camping pour y boire une bonne grosse bière bien fraîche à l’abri des moustiques. On fait connaissance avec une bande d'australien qui doivent avoir entre 40 et 50 ans, qui habitent la banlieue de Melbourne et qui, pour leurs vacances annuelles vont pêcher le baramundi du côté de Darwin pendant une semaine. Et il ne leur faut pas plus de 3-4 jours pour relier Melbourne à Darwin à raison d'environ 1000 km par jour en tractant leurs bateaux ! Ensuite ils passent une semaine à pêcher, puis route dans l'autre sens dans les mêmes délais ! En gros la distance que l'on parcourt en 2 semaines, il ne leur faut que 4 jours pour le faire !

Australian Beer
 Nous passerons une bonne heure à discuter avec eux de l'Australie, de la France du pourquoi on vient en Australie alors que Paris c'est si joli (c'est d'ailleurs toujours surprenant de constater à quel point la France et son histoire font vraiment rêver les gens à travers le monde, et en particulier les australiens qui semblent touchés par le simple fait que nous soyons français !), etc...et à se faire payer des tournées avant de manger (il me semble) un bon burger avant de retourner en courant à notre van avant que les moustiques nous repèrent et nous dévorent, pour passer une nouvelle nuit (étoilée cette fois !) dans notre petite couchette roulante...

Sunset in Glendambo
 Il paraît que c'est à Glendambo que l'on peut boire le pire café de tout le bush (selon le Lonely Planet). C'est peut-être vrai, on ne l'a pas testé. En tout cas, Glendambo est une ville très marquante car très inattendue et la première de ce genre lorsque l'on vient de Port Augusta. C'est comme faire partie pour un soir d'une petite communauté qui ce soir là, compta 32 habitants.

Une chose est sure, la terre est rouge ici !

lundi 9 mai 2011

Les vidéos de Henry Jun Wah Lee

 En ce lundi ensoleillé qui donne on ne peut plus envie de partir en vacances très loin, quoi de mieux que quelques belles vidéos pour s'évader un petit peu ? Aujourd'hui je vous propose de découvrir les vidéos de Henry Jun Wah Lee, photographe et réalisateur indépendant basé à Los Angeles et amoureux de la nature.

 Henry Jun Wah Lee se décrit dailleurs à travers une citation de John Muir : “Climb the mountains and get their good tidings. Nature’s peace will flow into you as sunshine flows into trees. The winds will blow their own freshness into you, and the storms their energy, while cares will drop off like autumn leaves.”

 Pour couronner le tout, notre photographe adore le Yosemite National Park en Californie et s'y rend très régulièrement pour y tourner des très belles images. Vous trouverez donc ci-dessous trois vidéos tournées à Yosemite durant trois saisons différentes : le printemps, l'automne et l'hivers. Je vous laisse apprécier son travail...



Yosemite National Park in Spring from Henry Jun Wah Lee on Vimeo.


Autumn in Yosemite National Park from Henry Jun Wah Lee on Vimeo.


Winter in Yosemite National Park from Henry Jun Wah Lee on Vimeo.

 On peut dire que ça donne envie...pour voir d'autres vidéos de Henry Jun Wah Lee (et je vous promet que les autres valent le détour !) ça se passe sur sa page vimeo (http://vimeo.com/evosia) ou sur son site internet (http://photography.evosia.com/) où il publie également ses photographies.

 A venir, notre premier jour dans le bush australien...

vendredi 6 mai 2011

Road Trip en Australie 2010 - Jour 4, le plus grand zoo du monde...

 Dimanche 18 avril :

 Beau temps -étonnamment- au réveil.
 Route en direction d'Adélaïde, en passant par le Coroong National Park et sa petite ballade jusqu'à l'observatoire en face de l'île aux Pélicans. Promenade quelque peu stressante en raison du van resté tout seul au bord de la grande route avec TOUTES nos affaires dedans. La matinée est très ventue, ce qui rend la conduite difficile. A midi, on passe le port de Murray Bridge et on mange au McDo à défaut de Hungry Jacks.
 Puis visite du "plus grand zoo du monde", qui comprend un safari en bus bien agréable : on y a notamment vu rhinos, girafes et...nos premiers kangourous, ouf !
 Reprise de la route, on traverse Adélaïde -jolie- et on arrive, après un splendide coucher de soleil à Port Wakefield ("it's happening again...").


 C'est donc ravis de notre première nuit dans le van que nous nous réveillons en ce dimanche matin et, surprise, il fait beau !! Et oui, c'est qu'il a plu une bonne partie de la nuit...petit déjeuner à base de café instantané (pur arabica  s'il vous plait...) et nutella, et on the road again !

Larry, the giant lobster

 L'objectif du jour : dépasser Adélaïde à 338km au nord de notre point de départ, Robe. On devrait y arriver ! C'est parti pour une nouvelle journée australienne et notre premier arrêt sera pour le moins surprenant. En effet, nous avions lu dans le Lonely Planet qu'un homard géant se dressait sur le bord de la route au niveau de la ville de Kingston SE, à 44km au nord de Robe. Vous admettrez que l'idée de voir un homard géant sur le bord de la route a quelque chose de séduisant, et notre homard a tenu ses promesses, se dressant fièrement du haut de ses bons 10 mètres...c'est très kitch, et presque flippant ! Et le pire c'est que ce homard géant est aujourd'hui la principale attraction de la ville, comme quoi on se marre a Kingston SE. Pour en finir avec notre histoire de homard géant, il a en fait été construit par un restaurateur désirant attirer le client dans son resto de fruits de mer...on peut dire que l'info est passée ! Et pour aller vraiment au fond du sujet, le homard se nomme Larry.

 On décide de pousser jusqu'à Murray Bridge à 266km plus au nord pour s'arrêter y manger et en profiter pour visiter son zoo qui se vante d'être le plus grand du monde. Et ces 266km ne seront pas décevants ! En effet, la route longe le Coorong National Park, réputé pour ses espèces végétales et animales très particulières, on peut même y observer des pélicans. On décide de faire une halte pour profiter de l'endroit au niveau de l'île aux pélicans. On se gare sur un terre-plein au bord de la route d'ou part un petit chemin vers un "observation point" à un vingtaine de minutes de marche. Aucune âme qui vive aux alentours, le paysage est grandiose. Nous observons les pélicans qui volent au dessus de l'étang et nous découvrons pour la première fois une végétation constituée essentiellement de plantes grasses aux couleurs allant du vert au rouge. Notre petite ballade ne sera pas pour autant complètement sereine car on se rend vite compte qu'on a laissé toutes nos affaires dans le van, y compris passeports, cartes bleues, argent liquide...du coup on ne reste pas trop longtemps face à l'île en question et on fait demi-tour en marchant à bonne allure vers le van que l'ont est très contents de retrouver !









 Nous roulons donc jusqu'à Murray Bridge  tout en contemplant les vols de pélicans. Murray Bridge (qui comporte trois ponts enjambant la fameuse Murray River) étant une ville plutôt importante (14000 hab), à l'échelle australienne, je m'étais mis en tête de trouver un Hungry Jack pour manger. Nous ne trouverons aucun Hungry Jack, nous finirons donc par opter pour le MacDo où nous mangerons un burger inconnu dans nos contrées.

 Le ventre bien rempli, nous nous dirigeons vers le Monarto Zoo, le plus grand du monde donc, en terme de superficie. C'est en effet une énorme réserve animalière divisée en plusieurs zones (steppes asiatiques, plaines africaines...) qui se visitent soit en minibus, soit à pieds, à condition d'avoir de bonnes chaussures de marches et une journée entière devant soi. Nous n'avions que quelques heures à consacrer à ce zoo, l'option minibus a donc été retenue. C'est donc conduits par le sosie parfait de Kévin costner que nous visiterons ce très bel endroit et que nous observerons tous les animaux possibles et imaginables ainsi que nos premiers kangourous ! Nous qui pensions en voir sauter à chaque virage, il a fallu aller au zoo pour voir les premiers...c'est donc un véritable réseau de bus qui permet de visiter le parc, on peut descendre aux différents arrêts et prendre un autre bus pour visiter une autre zone. Il faut donc bien calculer son coup pour anticiper le temps qu'il va faloir pour retourner au parking. Après plusieurs heures de visites, on retourne à notre petit van, c'est déjà la fin de l'après-midi, on a encore des kilomètres à faire avant la nuit. Je dis bien avant la nuit car l'assurance du van nous interdit de rouler de nuit car trop de risques de percuter des kangourous qui sont des animaux nocturnes.

Adelaïde

 Nous reprenons le van en direction d'Adelaïde, à 77km de Murray Bridge, que nous ne ferons que traverser. Nous sortons à peine de la ville que la nuit commence à tomber, et aucun camping à l'horizon...et la prochaine ville digne de ce nom est à 97km au nord. Pas le choix, nous poussons donc soleil couchant (le plus beau coucher de soleil de ma vie !) jusqu'à Port Wakefield, immence mégalopole de 476 habitants exactement.

Au nord d'Adelaïde...

 Nous arrivons donc à Port Wakefield de nuit avec le soulagement de voir un panneau "camping" mais avec la peur tout de même d'avoir reproduit l'erreur de la veille et que l’accueil soit fermé. Mais miracle, c'est ouvert. La propriétaire des lieux n'a pas l'air d'être particulièrement ravie de nous voir et nous offre tout de même une petite visite des lieux en ne faisant pas énormément d'effort pour se faire comprendre. Elle nous indique notre emplacement au bord de l'eau (Port Wakefield est situé au nord du golfe de Saint-Vincent) et j'ose lui demander s'il est possible de manger dans la ville. Elle nous indique un hôtel à une petite centaine de mètres du camping.

 Petite anecdote, c'est ici que j'ai eu l'occasion d'entrer en contact pour la première foi avec les insectes géants d’Australie. En effet, Pauline étant partir se doucher, j'en profite pour passer quelques coups de fils. C'est alors que j'entend des bruits sourds autour de moi, comme si quelqu'un lançait des pierres sur les camping cars et vans m'entourant. Je ne prête pas une grande attention à ces bruits dans un premier temps, jusqu'à ce que je remarque que ce que je pensais être des pierres, sont en fait des sauterelles géantes qui tombent des arbres...il ne m'en faudra pas plus pour abréger ma discussion et à me planquer à l'intérieur du van ! Avant d'aller manger, on se boit une petite bière au bord de l'eau, plutôt très sympa !

 C'est pas le tout mais on a faim, on prend la direction, à pieds, du Port Wakefield Hotel (photo ici), fondé en 1849 s'il vous plait. Il y a moins de 10 personnes dans l'endroit mais on nous invite gentillement à nous installer où on veut ! On se commande chacun une assiette de la spécialité du jour : le Mix Grill. En gros, c'est une énorme assiette remplie à ras bord de saucisses, de poitrine, de steak, d'oeuf, de bacon, de champignons, le tout accompagné d'une assiette de salade, tomates champignons, au cas où on aurait encore faim...en gros, il y avait à manger pour 6...on ne finit donc évidemment pas nos assiettes et on rentre au camping avec un bon mal de ventre ! Au moins on en a eu pour notre argent !

 Arrivés au camping, on fait bien attention à ne pas se prendre de sauterelle géante et on s'enferme bien vite dans le van pour une bonne nuit bien méritée...demain, on entre dans le bush...


mercredi 4 mai 2011

Les vidéos de Tom Lowe

 En espérant que vous appréciez mes petits partages de vidéos, je continue avec Tom Lowe, photographe américain qui réalise de magnifiques "time-lapses" pour son films Timescapes : A modern portrait of the american southwest, actuellement en préparation. Ces vidéos sont donc évidemment tournées dans le sud-ouest américain, ce qui n'est pas pour me déplaire...les vidéos sont tournées au Canon 5D ainsi qu'avec une caméra Red MX...je vous laisse admirer...


Timescapes Timelapse: Mountain Light from Tom Lowe @ Timescapes on Vimeo.


TimeScapes: Rapture from Tom Lowe @ Timescapes on Vimeo.


Timescapes: "Death is the Road to Awe" from Tom Lowe @ Timescapes on Vimeo.

 Pour en voir plus, il y a sa page Vimeo : http://vimeo.com/timescapes et également son site internet : http://timescapes.org/

 Tom Lowe a également publié des petites vidéos "Making of" sur sa page YouTube : http://www.youtube.com/user/TimescapesdotOrg, c'est assez intéressant !

 A venir, le 4ème volet de nos chroniques australiennes...

lundi 2 mai 2011

Road Trip en Australie 2010 - Jour 3, les 12 Apôtres

 Samedi 17 avril :


 Après une nuit enfin réparatrice, départ pour une journée de folie : Great Ocean Road (=route super de l'océan) avec les 12 Apôtres qui ne nous on pas déçu même s'il n'y en a pas 12...et traversée d'une forêt dense et de paysages toujours somptueux...Déjeuner à Port Fairy, ravissante petite ville "historique", après un rapide tour au marché et quelques fruits à moitié pourris achetés. Puis route jusqu'à Robe, petite ville de bord de mer, où nous avons trouvé in extremis un camping d'ouvert après deux fermés, ce qui vous a valu de casser un feu arrière...Nuit pluvieuse mais agréable pour cette première nuit dans le van.


 Réveil ensoleillé après cette bonne nuit qui fait du bien ! On avait presque oublié ce que ça fait de bien dormir ! Petit déjeuner sur la terrasse face à la mer...what else ?

Apollo Bay


 Et c'est reparti pour une pure journée le long de la Great Ocean Road ! On quitte Apollo Bay que l'on admire une dernière fois en contrebas de la route, et en route pour les 12 Apôtres, spot le plus connu de la route. On y arrive en fin de matinée tout excités de voir enfin cet endroit que l'on s'imagine depuis un bon moment depuis la France...et on est pas déçus ! C'est un peu comme Etretat, mais en 1000 fois plus beau ! Les 12 Apôtres sont des pics rocheux formés par l'érosion le long de la côte, même principe qu'à Etretat donc. Petite précision néanmoins, il ne reste que 8 apôtres. Nous admirons le spectacle que nous offre le paysage depuis le "view point" aménagé pour les touristes juste à côté du visitor center. C'est encore plus beau que sur les photos, on ne nous a donc pas menti ! On prend des dizaines de photos, on se fait prendre en photo par une australienne qui trouve "Soooo sweet" le simple fait que nous soyons français (les Australiens fantasment beaucoup sur la France et en particulier sur Paris !). Le paysage est vraiment grandiose depuis le view point, on voit à plusieurs centaines de mètres les apôtres avec une perspective impressionnante. L'image des vagues se brisant autour des pics rocheux me restera longtemps en mémoire...apriori c'est encore plus impressionnant au coucher du soleil...on reviendra !

Les 12 Apôtres

 On s'attarde un petit peu pour profiter à fond du moment et de l'endroit, et on récupère notre petit van après un rapide coup d'oeuil au visitor center qui n'offrira pas beaucoup d'intérêt. C'est reparti le long de la Great Ocean Road. Jusqu'à Warnnambool, le paysage reste dans l'esprit des douze Apôtres, une côte sujette à l'érosion le long de laquelle sont aménagés de nombreux "view point" pour pouvoir observer les différentes formations rocheuses telle que le "London Bridge", arche de pierre qui s'est brisée en 2005 alors que des touristes s'y trouvaient (heureusement pas de morts, mais hélitroyage en règle pour les secourir !).









 Nous ne nous arrêtons pas à Warnnambool qui ne semble pas comporter de grand intérêt mais nous poussons jusqu'à la petite ville de Port Fairy (clique moi !) qui nous est présentée par le Lonely Planet comme étant une ville historique à 28 km de Warnnambool et 290 km de Melbourne. Port Fairy est un ancien port de pêche à la baleine fondé au début du XIXème siècle ce qui en fait donc une des plus anciennes villes d'Australie. Pour être honnête, il est difficile pour nous français d'y voir le côté historique, l'architecture du centre ville ne semblant pas particulièrement différent des autres villes...mais bon, Port Fairy n'en est pas moins une ville mignonne où il est très agréable de s'arrêter pour quelques heures. Nous décidons donc de nous y arrêter pour manger dans un petit resto nommé The Hub, dans lequel je mangerai un délicieux "Open sandwich". Pour faire simple, un "open sandwich" est un bout de pain sur lequel on empile tout plein de trucs différents comme un steak, du bacon, un oeuf, des champignon, de la salade...et vu qu'il est "open", on ne met pas de pain par dessus. On est d'accord, ça n'a vraiment rien d'un sandwich, mais c'est trop bon !

Port Fairy


 On profite du minuscule marché pour acheter quelques fruits peu apétissants, et on reprend la route parce que c'est pas le tout, mais il en reste des kilomètres à faire avant d'arriver à Darwin !



 Nous roulons donc environ 150 km jusqu'à la ville de Mount Gambier, deuxième ville d'Australie méridionale de par sa population (23 500 habitants, c'est pas fou non plus !), après Adélaïde. Nous voulons absolument voir le Blue Lake, principale attraction de la ville. Ce qui fait la particularité de ce lac situé dans le cratère d'un volcan, c'est qu'il prend une teinte bleu cobalt de décembre à mars, alors qu'il est gris le reste de l'année du fait d'une réaction chimique dont je ne détaillerai pas les détails...le problème c'est qu'on est le 17 avril...le lac n'est donc plus vraiment bleu et ne présente donc pas un intérêt certain, à part le fait que c'est quand même joli ! Mais bon vu qu'on a galéré à le trouver, on s'attendait à voir quelque chose d'incroyable...mais bon c'est dur de rivaliser avec les 12 apôtres vus un peu plus tôt dans la journée !

On the road to Robe

 La fin de journée commence à se faire sentir, il va bientôt falloir songer à trouver un endroit pour dormir. On décide quand même de continuer à rouler une petite heure avant qu'il ne fasse nuit. Dans un premier temps, on décide de s'arrêter dans une petite ville au bord de l'eau du nom de Beachport à 85 km de Mount Gambier. Peu convaincus par les campings de la ville, on décide de pousser jusqu'à Robe à 50 km au nord. Mais voilà, il est 20h passé, la nuit tombe et les accueils des campings que nous trouvons sont juste fermées ! Il faut dire que ce n'est pas vraiment la saison touristique...en faisant demi-tour dans le parking du second camping fermé, on recule dans un poteau et on explose un feu arrière...on rêglera le problème plus tard, pour l'instant il faut trouver un camping ouvert !

 Miracle, le camping de la dernière chance est ouvert et nous pouvons avoir un emplacement à peu près plat (détail important, c'est bof bof quand le lit est en pente !). Bonne douche bien méritée, on décide de se faire à manger avec notre petit réchaud à gaz de "délicieuses"pâtes lyophilisées...demain on ira au resto hein ! On se couche pour notre première nuit dans le van qui nous abritera de la pluie qui tombera pendant la nuit...

 Une petite vidéo des 12 apôtres pour finir :