Pas encore convaincus de venir passer vos vacances à la Réunion ? Je suis sur que ce court-métrage réalisé par Jérémie Sery saura vous décider.
C'est plutôt bien réalisé, beaucoup de belles images et un très beau texte en off, je dois avouer que ce film m'a beaucoup touché, très certainement parce qu'il est sincère et vrai. Tout y est, des pentes lunaires du volcan au bleu turquoise du lagon, en passant par les marchés colorés et les soirées festives au bord de l'eau. Une vraie bouffée de bonheur à consommer dans modération aucune.
Easy Jet vient de lancer une nouvelle campagne de pub vidéo sur internet, mais également à la télévision. Bonne musique, bonne réalisation, je vous laisse la découvrir en image :
Dans le sud sauvage, peu après Saint-Joseph, se trouve la rivière Langevin. Une route longe la rivière sur de nombreux kilomètres jusqu'au village de Grand Galet. Le lieu est très prisé le week-end par les réunionnais qui viennent y pic-niquer et profiter de la fraicheur des bassins. Prudence malgré tout, un barrage EDF situé plus en amont peut parfois faire des lâchés d'eau sans prévenir...
Le petit futé comme notre livre 76 randonnées : Cascades & Bassins se trompent dans l'ordre des cascades. Petit rectificatif donc.
Le premier arrêt se situe au niveau de la cascade du Trou Noir. Il faut se garer (s'il y a de la place...) juste avant des rampes très abruptes au niveau d'un petit kiosque bien décoré (tellement abruptes qu'on se demande si la voiture va monter...) et marcher sur quelques centaines de mètres pour accéder à la cascade et au bassin. Pas de chance pour nous, les faibles pluies des dernières semaines n'ont pas suffé pour alimenter la cascade principale...tant pis, on se contentera du bassin pour se baigner ! Mais attention, l'eau y est vraiment glaciale ! Possibilité également de faire des sauts (jusqu'à 10-15 mètres).
On reprend la voiture et on se lance la peur au ventre dans les rampes ! Une fois en haut, il faut continuer tout droit sur la route bordée d'arbres croulant sous les litchis (si c'est la saison bien sur !) jusqu'à un parking sur la droite. En quelques pas, on arrive au Bassin des Hirondelles, pas très fourni en eau lui non plus mais suffisamment profond tout de même pour pouvoir faire des sauts.
Pour terminer, quelques centaines de mètres en voiture pour arriver à un point de vue sur la Cascade Grand Galet considérée par certains comme la plus belle cascade de la Réunion. Ne les ayant pas encore toutes vues, je ne veux pas m'avancer, mais c'est vrai qu'elle est magnifique. Il est également possible d'accéder à la cascade en remontant la rivière depuis le Bassin des Hirondelles pour pouvoir s'y baigner.
Si le coeur vous en dit, vous pouvez continuer sur la route jusqu'au village de Grand Galet situé un petit peu plus loin. Par contre pour atteindre la Plaine des Cafres ou le volcan, il vous faudra vous munir de bonnes chaussures de randonnée !
Une grosse journée nous attend en ce samedi matin : deux parcs nationaux au programme : Capitol Reef Nat. Park ce matin et Arches Nat. Park cette après midi !
Un petit peu tristes de quitter notre motel de luxe, nous prenons la route après s'être ravitaillés en essence, gâteaux et cafés. A la base, nous n'avions pas prévu de visiter le parc de Capitol Reef, mais ce serait trop dommage de juste passer à côté sans y jeter un coup d'oeil !
Le parc se situe à une dizaine de kilomètres à l'est de Torrey dont l'économie dépend uniquement des 600 000 touristes qu'attire le parc chaque année. Par rapport aux autres parcs du secteur, c'est celui qui attire le moins de monde (4 millions de visiteurs par an au grand canyon, 2 millions à Zion et 1 million à Bryce Canyon) du fait de son éloignement par rapport aux grandes villes environnantes (500 km de Vegas au sud, 500 km de Salt Lake City au nord-ouest et 600 km de Denver au nord-est).
De plus, la seule route "goudronnée" du parc ne fait pas plus d'une trentaine de kilomètres et ne permet de découvrir que le nord du parc (qui s'étend tout de même sur plus de 110 km du nord au sud), toutes les autres routes sont en terre et ne facilitent donc pas vraiment l'accès. La route 12 permet néanmoins d'accéder au sud du parc, mais cela constituerait un trop gros détour. Nous nous contenterons de la "scenic drive" qui nous donnera déjà un bon aperçu.
Dès la sortie de Torrey, le paysage prend des teintes ocres rappelant fortement Monument Valley.
Le relief se découpe et on arrive vite au niveau du visiter center et de l'entrée du parc. Ici point de ranger pour nous faire payer le doit d'entrée mais seulement des enveloppes mises à disposition au niveau de la barrière dans lesquelles il suffit de glisser un billet de 5$ (ou 5 billets de 1$ hein, c'est vous qui voyez), puis de mettre l'enveloppe dans une sorte de boîte aux lettres. Et personne ne viendra vérifier si vous avez bien payé, tout est basé sur la confiance, ça fait plutôt plaisir à voir, et je suis certain que très peu de visiteurs entrent sans payer. Je ne suis pas persuadé que ce système fonctionnerait en France...
Nous pénétrons donc dans le parc sur la scenic road qui s'avère être dans un sale état...je n'ose pas imaginer les autres routes, notre petite fiat non plus. Le relief est assez original est impressionnant, résultat d''un immense plissement de la croute terrestre. Pour l'anecdote, le nom Capitol Reef qui signifie "le récif du Capitole" provient du fait que les roches du parc sont issues d'un ancien récif corallien lorsque la mer était présente à cet endroit (il y a longtemps, dans une galaxie lointaine...). Donc en fait rouler dans Capitol Reef, c'est un peu comme faire de la plongée sous-marine.
Au bout de la scenic road, nous nous aventurons tout de même sur le chemin en terre qui s'enfonce dans Capitol Gorge. On roule sur le lit d'une ancienne rivière qui a creusé la roche, c'est très impressionnant. Il y a un parking au bout de la route, on se gare histoire de s'enfoncer à pieds un peu plus dans la gorge donc les parois sont recouvertes à certains endroits de pétroglyphes datant de l'époque des amérindiens. Faute de temps, nous faisons vite demi-tour et récupérons la scenic drive en direction de la sortie du parc.
Dernière halte au niveau d'une zone d'érosion très colorée, que l'on quitte aussitôt après avoir pris connaissance du panneau "zone de radioactivité intense"...merci de prévenir en tout cas !
Nous nous arrêtons au visiter center avant de partir où nous achetons quelques souvenirs, puis nous récupérons la Road 24 en direction de l'est de de Arches Park qui nous attend cet après midi...
Une nouvelle rubrique ça vous dit ? Je me propose de récolter pour vous de temps en temps les dernières infos intéressantes concernant de près ou de loin le voyage. Infos, blogs, récits, je vais essayer de vous proposer le meilleur du web ! N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez dans les commentaires !
Tom Dennis, le nouveau Forest Gump
Tom Dennis est un australien un peu fou qui s'est donné comme défi de faire le tour du monde en courant l'équivalent d'un marathon par jour, et ce pendant 2 ans. Son objectif est de parcourir 28 970 kilomètres à pieds (ça use, ça use) ce qui fera, ajouté aux kilomètres parcourus en avions ou bateaux, un minimum de 40 075 kilomètres, soit la distance autour de l'équateur. De plus, il s'impose la règle de toujours courir vers l'ouest, sans jamais repartir vers l'est. De plus, sa course a commencé sur les marches de l'opéra de Sydney, elle devra se terminer au même endroit. Il ne sera accompagné que par sa femme et sa meilleur amie qui le suivront chaque jour, en voiture !
Pour suivre le périple de Tom, vous pouvez aller sur son blog qui est très bien fait en cliquant sur le lien suivant : http://www.tomsnextstep.com/.
Le blog propose de suivre la position de Tom en temps réel, ce dernier publiant chaque jour ses impressions sur la course. Tom y publiera régulièrement des vidéos.
Dernier petit détail : le site est intégralement en anglais.
Nouvelle alerte aux requins dans la baie de Saint-Leu
La baignade ainsi que toutes les activités nautiques sont à nouveau interdites dans la baie de Saint-Leu. En effet, hier vers 19h, un touriste photographiant le coucher de soleil a eu la surprise de voir deux ailerons sur sa photo. Fait inédit, les requins ont réussi à franchir la barrière de corail qui est sensée protéger le lagon...pas bon tout ça...
Le temps que je publie cette news, j'apprend en fait que des scientifiques ont étudié les clichés, et il s'agit en fait d'une raie aigle, et non de requin...beaucoup de bruit pour rien...malgré tout, par mesure de précaution, la baignade et les activités nautiques restent interdites dans la baie de Saint-Leu.
Saint-Valentin péruvienne
Le jour de la Saint-Valentin vient d'être décrété jour férié au Pérou. C'est mignon comme tout mais comme dit le président : "L'objectif n'est pas tant de célébrer les amoureux que de développer le tourisme." C'est tout de suite moins romantique, mais bon, pourquoi pas aller passer la Saint-Valentin là bas...quoique pour aller au Pérou au départ de Saint-Denis de la Réunion, il faut s'accrocher et avoir fait quelques économies.
Pour info, selon liligo, la meilleure affaire pour un vol au départ de Saint-Denis le 13 février : 2293€ pour 28h de vol. Je crois qu'on va attendre l'année prochaine en fait.
Carnet de voyage : Arizona, l'Ouest, le vrai !
En complément de mes articles sur l'ouest américain et le récit de notre road trip de cet été, voilà un carnet de voyage qui vaut le détour, proposé par le site du routard :
Pour la cinquième rando du nom, ça ne rigole plus : nous allons passer deux jours dans le cirque de Mafate dont une nuit dans un gîte situé à Marla. Mafate est le seul des trois cirques de la Réunion (les deux autres étant Salazie et Cilaos) qui n'est accessible qu'à pied, ou pas hélicoptère pour les plus aisés. Un projet de route avait été envisagé pour être aussitôt oublié car cela enlèverait au site tout son charme.
Nous partons de Saint-Paul de très bonne heure (6h) car il nous faut rejoindre le col des boeufs situé tout au bout du cirque de Salazie. Il faut compter une heure pour atteindre Saint-Benoît, porte d'entrée du cirque, puis une autre heure pour atteindre le parking surveillé du col des boeufs situé tout de même à 1950 mètres d'altitude ! Plus haut que les Arcs 1800 dis donc ! Mais vu qu'ici c'est l'été, même à 1950 mètres on peut rester en tee-shirt ! Parce qu'il ne faut pas croire, en montant, on peut voir des panneaux "Attention au verglas" qui se font assez rares près du littoral. Mais pas de danger, on est en décembre, il fait donc chaud (ça fait bizarre à entendre hein !). Pour l'ambiance Haute-Savoie, il faudra revenir en Juillet (oui oui je vous assure !).
Nous garons donc notre voiture au parking contre la modique somme de 10€ pour 2 jours et 1 nuit (5€ pour 1 journée) mais au moins, on sait qu'on retrouvera notre voiture en bon état le lendemain. On peut donc partir à l'aventure l'esprit tranquille.
En fait, le parking est situé un petit peu en aval du col, il faut donc marché 10 bonnes minutes pour y arriver, mais le chemin offre un panorama grandiose sur la quasi-totalité du cirque de Salazie. Et en plus on a de la chance aujourd'hui, le ciel est totalement dégagé.
Vue sur le cirque de Salazie
On arrive au niveau du col avant 9h, à nouveau un paysage incroyable de chaque coté : Salazie derrière, Mafate devant. En face de nous se dressent les remparts ouest du cirque, aiguisés comme des lames de rasoir. On comprend assez vite pourquoi on ne peut y accéder qu'à pieds. En face de nous, on peut apercevoir Marla, notre objectif pour le soir. Vu d'ici, ça n'a pas l'air bien loin. En fait si, c'est loin quand même...
Au fond, Marla, vue du col des boeufs
On respire un grand coup et on se lance sur le sentier qui descend vers l'intérieur du cirque. La descente n'est pas vraiment compliquée, mais il faut bien se dire que chaque mètre descendu est un mètre qu'il faudra remonter, mais ça c'est une autre histoire.
Arrivés au niveau de la plaine des tamarins, on prend la direction de la Nouvelle, îlet principal du cirque. Il faut encore bien descendre avant d'y arriver. En effet, la Nouvelle est situé à 1400 mètres d'altitude, soit déjà 550 mètres de dénivelé depuis le col des boeufs. On y arrive aux alentours de 11h. On a vraiment l'impression de débarquer dans un monde parallèle, un mix entre Heidi et la série Le Prisonnier. On se sent véritablement coupés du monde, ça donnerait presque envie d'y vivre. Une petite halte s'impose, on s'assoie à la terrasse d'un petit snack juste à côté de l'école (les enfants mafatais peuvent aller à l'école jusqu'en dernière section de maternelle, après il leur faut rejoindre le littoral). On a beaucoup de chance, les nuages commencent à peine à pointer leur nez en haut des remparts.
La Nouvelle
La Nouvelle
La Nouvelle
Après cette pause bien agréable, on se remet en route. On veut atteindre le site de Trois Roches situé à 1220 mètres d'altitude. Il va donc encore falloir descendre 200 mètres supplémentaires. Le sentier entre La Nouvelle et Trois roches est assez physique, d'autant plus que la descente s'effectue d'une traite sur la fin, à même le flanc de la "falaise". Par contre, la traversée de la plaine aux sables vaut le détour.
La plaine aux sables
Trois roches
C'est les jambes tremblantes que nous arrivons dans le lit de la rivière des galets. Le site de trois roches se situe quelques centaines de mètres plus loin. C'est ici que l'eau de la rivière s'engouffre dans une faille béante et se fracasse 40 mètres plus bas. Autant vous dire qu'il vaut mieux ne pas tomber et faire bien attention où l'on met les pieds lorsque l'on s'approche pour faire des photos. Trois personnes sont tombées dans le gouffre, seule l'une d'entre elles a miraculeusement survécu.
Trois roches
Trois roches
Nous nous posons un moment au bord de la rivière et dévorons notre sandwich bouchon. Trois petits chats nous tiennent compagnie, bien plus intéressés par la nourriture que nos caresses, mais si mignons qu'ils auront eux aussi droit à quelques bouchons ! Après manger, petit bain dans la rivière, entre têtards et sangsues, on a vu plus agréable mais bon, trop dur de résister à un petit bain digestif !
Il est prêt de 15h, il nous faut repartir en direction de Marla pour y rejoindre notre gîte. En gros, il faut 2 heures pour atteindre Marla pour "seulement" 3km, mais près de 350 mètres de dénivelé ! On commence par suive le lit de la rivière, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir quasiment inexistante. Ensuite le sentier monte assez violemment (on y croise de beaux spécimens d'araignées appelées Bibes de la Réunion) jusqu'à atteindre le plateau de Marla où la végétation refait brusquement son apparition.
La rivière des galets
Entre Trois roches et Marla
Bibe de la Réunion
Nous arrivons au gîte de Mme Yolande Hoareau, et quel bonheur de poser son sac et s'allonger sur le lit ! Evidemment en grand randonneurs expérimentés que nous sommes, nous n'avons pas trouvé judicieux de prendre ni serviette de toilette, ni gel douche, pensant naïvement que nous en aurions à disposition. Mais petit détail, nous ne sommes pas à l'hôtel Mercure, mais bien dans un gîte d'étape pour randonneurs ! Heureusement, nos voisins de chambrée nous prêtent du gel douche et nous nous séchons de manière naturelle, avec le vent.
Le repas a lieu dans une case à quelques pas des chambres, tous les hôtes sont répartis sur deux grandes tablées. Menu du soir : achards de légumes, rougail boucané et gâteau maïs. Très bon et en quantité, exactement ce dont on avait besoin ! Nous sommes plusieurs à vouloir recharger nos portables, mais seulement une prise est disponible dans la cuisine, les autres ne fonctionnement pas. En fait, ici l'électricité n'est produite que par des panneaux solaires et est donc rationnée. Donc si on veut de la lumière dehors, plus de lumière dans les chambres ! Nous faisons donc la queue pour recharger nos précieux iphones (qui captent parfaitement bien dans tout le cirque grâce aux émetteurs placés au Maïdo, trop fort de skyper la métropole depuis mafate !).
Autant vous dire qu'après une journée pareille, le sommeil n'est pas dur à trouver, même s'il n'est que 20h30 !
Le lendemain, réveil aux aurores pour prendre le petit déjeuner à 7h. Moi qui ne mange jamais le matin, cette fois-ci je dévore ! De Marla, on aperçoit le col des boeufs qui paraît cette fois être à des kilomètres de là. En fait c'est le cas, il y a plus de 7 kilomètres. De Marla située à 1630 mètres, il faut descendre à 1500 mètres pour ensuite remonter d'un coup jusqu'à la plaine des tamarins à 1750 mètres, très certainement la montée la plus rude de la rando, le plein soleil n'aidant pas vraiment ! Le sentier monte ensuite en pente plus douce jusqu'au col des boeufs à 1900 mètres. Partis à 8h, nous atteignons le col à presque 11h, plutôt fiers de nous !
Bilan des deux jours :
21,4 km parcourus
dénivelé négatif : 1320 mètres
dénivelé positif 1320 mètres
Voici quelques livres qui concernent Mafate et peuvent vous intéresser :